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L’école est comme nous l’avons rappelé l’outil traditionnel de l’Etat depuis 1789 afin d’assurer notre possibilité d’autodétermination et nous protéger de la tyrannie et constitue donc un principe fondamental de droit international pour tout peuple à disposer de lui-même et de définir les modes de son propre développement.

Loin de résoudre la crise de l’école, l’introduction du big data et des objets connectés en 5G correspond à la continuité sans faille de la destruction des fondements mêmes de l’école et de l’égalité sur l’ensemble du territoire. Elle renforce l’alignement de la France sur le modèle américain dédié à la formation de masses employables en partenariat avec les financements privés et en fonction de leurs besoins de main d’oeuvre. Ce modèle anglosaxon est en effet, le principe de l’école européenne qui s’opère par les articles 165 et 166 du traité de Fonctionnement de l’Union Européenne (TFUE) et sa compétence exclusive en matière de marché intérieur et libre circulation des services. Nous avons pu voir ensemble comment cette politique de marché unique a été insufflé directement par les plus grandes sociétés européennes organisées en lobby (ERT).

« L’école de la confiance » du gouvernement Macron raisonne comme un abus de confiance : slogan à base de méthode Coué autrement appelée « prophétie réalisatrice » pour endormir notre vigilance et créer artificiellement la « confiance numérique » et contrer les « forteresses nationales et les opinions négatives » comme la commissaire européenne chargée du numérique Neelie Kroees l’a édicté en 2012.

Les ambiguïtés politiques alors créées par le marketing politique et la stratégie de « com » inhérente au mode de gouvernance de l’U.E. nous entraîne dans un monde mortifère et pathogène (injonctions paradoxales et double bind) à l’instar du monde du travail qui connait depuis les années 90 ce que l’on appelle les “risques psychosociaux”. En réalité, il s’agit bien d’une société toxique et mortifère qui ne répond pas à nos besoins les plus fondamentaux pour assurer notre équilibre psychique. Comme en entreprise, le management du privé appliqué au public et aujourd’hui à l’école nous entraîne vers la même issue : les risques psychosociaux, suicides, dépressions, harcèlement,… Cette confusion mentale collective créée par ce cadre politique savamment paradoxal, génère un cercle vicieux qui met en danger notre avenir collectif, notre santé mentale, physique, sociale et le bien être des générations futures et particulièrement entrave leur développement en s’attaquant à l’école.

Le corps enseignant est pourtant déjà le plus touché par ces affections et la population d’adolescents ne l’est pas moins parmi les autres tranches d’âge… Il est scandaleux d’accentuer ces risques psychiques par l’impact possible des équipements sans fil sur la santé mentale (comportements à risque, dépression, idées suicidaires, etc. rapportées par l’ANSES) comme l’illustre ce tragique suicide d’un jeune garçon de 14 ans, Kendal parmi d’autres.

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Les risques sanitaires et environnementaux des nouvelles technologies sont suffisamment clairs pour imposer un cadre réglementaire national sur la base du principe de précaution pour imposer une école sans écran pour acquérir les fondamentaux. L’urgence est ainsi de redonner aux français la visibilité des choix sous-jacents européens qui dictent aujourd’hui à leur insu l’avenir de nos enfants et les rendent dépendants des féodalités financières et de l’industrie de l’information au lieu de les en émanciper.

Comme nous l’avons vu, les priorités inquiétantes de la politique numérique de l’UE en termes de dépossession de nos données nationales et personnelles et ici scolaires (LSU) s’est réalisé sans accroc en créant le plus grand secret vis-à-vis des populations. Les « forteresses nationales » chargées de protéger ces données publiques à valeur historique et personnelles ont été broyées par le règlement européen trompeusement intitulé dans les médias (RGPD) pour faire croire à la bienveillance suprême de l’Union européenne à notre égard et de nos libertés. Il s’agit en réalité du verrou qui scelle le passage du droit de propriété au droit d’usage.

Ainsi, comme le veut l’E.R.T. (European Round table), le plus grand lobby européen, un fichier européen des compétences doté potentiellement d’une traçabilité dès la maternelle, est sur les rails et remet en service le livret ouvrier utilisé sous Napoléon 1° avec la puissance technologique du big data et de l’intelligence artificielle pour contrôler la main d’œuvre.

En organisant la « interopérabilité transfrontalière » de fichiers nationaux d’identité grâce à la fameuse RGPD, le fichier baptisé « Titres électroniques sécurisés » (TES), paru au Journal officiel le 30 octobre 2016 vient d’avoir autorisation de sa mise en application par le Conseil d’Etat. Le règlement européen de la RGPD s’impose aux Etats et exige la coopération et l’échange des données personnelles entre tous les Etats-membres afin qu’ils puissent « accomplir des tâches pour le compte d’un autre Etat » (sic). Ce mégafichier regroupant les données personnelles de tous les Français (fusion des fichiers passeports et CNI) va pouvoir fonctionner. Un feu vert donné au projet totalitaire de surveillance de masse  à travers les financements par l’UE du projet européen INDECT à l’oeuvre dès 2020 en Chine et aux USA.

En s’appropriant malgré nous, les identifiants de notre identité et de notre vie, l’UE nous chosifie et instrumentalise également nos enfants. Désidentifié en tant qu’humain, ré-identifié avec un code (adresse IP, code NIR, NIN, INE…), nous devenons un numéro dans le flux de l’industrie de l’information mondiale. 

Une violation inouïe et inacceptable de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1789 en préambule de la Constitution française et de nos droits les plus sacrés :

Dossier complémentaire

 

 Retrouvez l’article complémentaire sur la loi Blanquer dans l’article “L’école de la perversion passe par la confiance“.

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