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Coachs, consultants en Ressources Humaines (RH) et en santé au travail, enseignants-chercheurs sur le travail s’interrogent sur l’impact des nouvelles organisations de travail et des emplois. En effet, témoins de l’intensification et de l’envahissement progressif des pathologies et souffrances au travail (TMS, RPS, harcèlement, suicides,…) depuis les années 90, ils constatent l’apparition depuis une dizaine d’années, d’une nouvelle révolution dans les formes d’organisation de travail de la net economy : espaces de coworking, fablabs, hackerspaces, tiers-lieux, télétravail,… Promu partout dans le monde, cet idéal entrepreneurial de la star-up fait avancer l’innovation numérique afin de disrupter (révolutionner) les circuits classiques de distribution et des services (Amazon, Uber, wikipedia,…). Parallèlement, ce modèle génère des cohortes de faillites et la précarité de l’ensemble des travailleurs; phénomène médiatisé sous le nom d’ubérisation. Chaque Etat souhaite devenir, en effet, une “start-up nation” sur le modèle des Etats-unis et d’Israël. En 2016, la French Tech a obtenu la 2° place après la Grande Bretagne avant même que notre ministre de l’économie de l’époque, E. Macron, ne poursuive aujourd’hui ce projet en tant que Président avec 1.5 milliard d’investissements prévus pour le big data et l’intelligence artificielle (I.A). Plus globalement, ces nouvelles formes de gouvernance et d’emploi sous-tendent de nouvelles approches théoriques des organisations (entreprises libérées, holacratie,…) qui accentuent la remise en cause globale de tout lien de pouvoir et de structures hiérarchiques grâce à l’économie numérique (big data, I.A., internet). Formes d’organisations semblant plus “démocratiques” et qui seraient plus recherchées par les jeunes générations habitués à des cadres peu rigides et permettant plus la créativité.

Alors, qu’attendre réellement de ce nouvel Eldorado virtuel de la net économy et des data considéré comme l’or noir du XXI° siècle qui révolutionne de nouveau les organisations de travail et conditions d’emploi? Revenir aux sources de l’idéologie du projet politique déployé par la Silicon Valley permettra de mieux cerner le type de société et la conception de l’Homme qui s’imposent progressivement en ce début de millénaire par la technologie : continuer à s’adapter au progrès inéluctable ou résister à la régression sociale?

photo d'une salle de coworking

Les origines idéologiques et politiques d’internet et de l’I.A. : les conférences Macy

Les nouvelles organisations du travail et d’emploi émergent grâce au développement fulgurant de l’informatique, d’internet, du big data, de l’intelligence artificielle (IA) tous issus de leur berceau californien de la Silicon Valley qui est en passe de « silicoloniser » le monde (Sadin, 2016) (Vion-Dury 2016). Internet constitue un système ouvert parfait de flux d’informations (mégadonnées) à l’échelle planétaire sur les principes cybernétiques (Wiener, 1954). La cybernétique est en fait la science du contrôle (kybernêtikê)  dont les fondements idéologiques, les outils et les plans de construction ont été posés lors des conférences Macy [1] réunies entre 1942 et 1953. Cherchant à éradiquer l’antisémitisme et les guerres  au niveau mondial, ce groupe de chercheurs très lié au gouvernement américain (CIA, US Army,..) (Rappin, 2014)  a localisé les causes du nazisme dans la nature humaine elle-même  et en particulier dans la personnalité autoritaire (Adorno, 1950, 2004).

Cette idéologie visant la paix mondiale dans le contexte de la “guerre froide” a inscrit le mouvement de la Mondialisation actuelle alors même qu’elle s’avère remettre en cause la métaphysique  de notre civilisation issue des grecs anciens (cf Aristote – cosmos/chaos). En effet, cette stratégie géopolitique impérialiste menée par les USA a mis en place des outils d’auto-rééducation des humains (boucles de feeback encore appelées d’asservissement) afin de créer un monde anti-autoritaire et post national [2]. Les principes cybernétiques ont même envahi l’ensemble des sciences notamment celui de la gestion (finance internationale) et le management; induisant que tout système (humains, êtres vivants, machines et sociétés) est un système de traitement de l’information dénué de toute transcendance (constructivisme radical) donc niant l’existence de la réalité et prônant que tout n’est que perception.

La confusion fatale entre autorité et pouvoir

A partir de la confusion faite par Théodor Adorno entre pouvoir (potestas) et autorité (auctoritas), cette idéologie condamne les trois fonctions psychiques de l’autorité (Bilheran, mars 2016) :

  • l’engendrement (garant des origines);
  • la conservation de l’ordre du monde entendu comme harmonie (cosmos) respectant le principe de réalité;
  • la différenciation des générations et entre individus (rapports asymétriques liés au cadre et limites).

L’autorité a également pour fonction sociale essentielle d’empêcher que le pouvoir ne bascule dans la tyrannie ou dans l’hybris. Cette idéologie anti-autoritaire induit donc inévitablement la réification et l’asservissement des peuples c’est à dire l’expansion d’un totalitarisme où “il ne s’agit pas seulement de contrôler l’activité des personnes, comme le ferait une dictature classique mais de s’immiscer jusque dans la sphère intime de la pensée, en imposant à tous les citoyens l’adhésion à une idéologie obligatoire, hors de laquelle ils sont considérés comme ennemis. ”

AUCTORITAS
(qualité, sagesse des anciens)
POTESTAS
(pouvoir par la force)
Sénat  Pouvoir législatif et exécutif 
  • garant de la tradition et créateur/fondateur
  • Savoir, mémoire, connaissance des origines (immuable)
  • promotion de la transmission (durable) : rapport inégalitaires (maître/élèves – parents/enfants,…)
  • décide
  • ordonne
  • surveille
  • punit
  • loi légale
Croître vers le perfectionnement et l’augmentation  Utilisation des savoirs et de la science pour légitimer son rôle et conserver le pouvoir
Puissance devant laquelle on s’incline   (expérience, sagesse, expertise,…)
 Outils de puissance : violence et/ou manipulation

 

La mondialisation actuelle engendre alors un déni de réalité en situation sociale et au travail. Ce type de déni caractérise les psychoses en l’occurrence la paranoïa (Bilheran, 2016) et il est à l’origine du symptôme sociétal décrit comme le mouvement de perversion narcissique (Racamier, 1992) (Enriquez 2012). Les psychopathologies du travail (RPS, harcèlement) constituent, de fait, les symptômes du déni de ces 4 fonctions de l’autorité décrit notamment comme le “travail empêché” (Lhuillier, Clot 2015) ou le désenchantement du monde du travail (Christophe De jours, CNAM) .

Ces mêmes principes idéologiques anti-autoritaires sont à l’origine, en effet, du management (Rappin 2014) et des sciences cognitives (Dupouy 1999), prémisses des automatismes (robotisation), du big data et de l’I.A. De même, le transhumanisme ou encore des thérapies brèves issues de l’école Palo Alto ou de l’institut Esalen (développement personnel) et de la contre-culture (Sadin 2016) opèrent ce même mouvement mondial tyrannique pour détruire l’autorité jugée anti-démocratique.

 

Cette Mondialisation induit donc au niveau social et en entreprise plus précisément, par leur nature même, la condamnation et la suppression :

  • des rapports hiérarchiques (auto-évaluation et auto-régulation à partir d’indicateurs pré-définis);
  • de l’indépendance des professions et des complémentarités inter-professionnelles;
  • de la transmission et donc des règles de métier;
  • donc de la coopération et de la qualité de travail.

Plus globalement, en confondant autorité (parentale, professionnelle, de l’Etat donc des citoyens,…) avec la prédisposition au fascisme et racisme (échelle F – Adorno, 1950), cette idéologie anti-autoritaire constitue un totalitarisme psychique qui ampute l’humain de sa rationalité, de ses racines, de son empathie, de son instinct social et l’empêche donc de subvenir à sa nécessité propre (Spinoza).  Ce déni de réalité (perversion) opère ainsi une suppression progressive de leur capacité d’auto-détermination individuelle et collective.

La Mondialisation et illusions libérales

Dans cette lignée idéologique, la “société ouverte” (indéterminisme) permettant la réification et domestication de l’humain élaboré par le philosophe Karl Popper (Popper, 1945) a inspiré tout autant la société du Mont pèlerin (Milton, Friedman, Friedrich Hayek) –à l’origine du néolibéralisme (sciences de gestion) et du courant libertarien porté aujourd’hui par les oligarques du net (lobby ForwardUS [3])– que l’Open society de Georges Soros dans leur volonté commune de disparition des États et des réglementations (dérégulations et condamnation des valeurs conventionnelles morales) nécessaire, selon leur doctrine, au renversement des rapports de domination traditionnels.

De façon convergente, le marketing et « public relation » (propagande) dont les fondements ont été élaborés par Edward Bernays aux USA à partir des théories de son oncle Sigmund Freud, véhiculent la conception pessimiste de l’Homme (Bernays 1928). Les pulsions humaines jugées dangereuses car égoïstes et agressives doivent être canalisées par la consommation (Futurama –exposition universelle 1939 à New-York). Ces nouvelles disciplines visent ainsi fondamentalement à  la mise en place de la « democracity » (société de consommation) où les entreprises se substituant aux Etats, assouvissent les désirs des masses. Les élites financières et économiques sont chargées de canaliser ainsi les pulsions humaines grâce aux média (publicités, spin doctor, agence de communication, service de communication d’entreprise,…); contrôle social opéré par ciblage marketing à partir des années 70 [4] et, aujourd’hui, par ciblage « one to one » (ciblage prédictif personnalisé) grâce au développement de la traçabilité par internet et par le big data (profilage).

Edward Bernays, père du marketing et de la propagande

Impacts sur la capacité d’auto-détermination individuelle et la démocratie

A la faveur des mêmes principes idéologiques cybernétiques (monde anti-autoritaire et post national), les français ont été dépossédés de leur pouvoirs d’auto-détermination collective (démocratie) par l’abandon à la gouvernance de l’Union Européenne (Traité de Lisbonne 2007) de « compétences exclusives » et de « compétences partagées » (CF art. 2 à 6 du TFUE [5]) nécessaires à la détermination de leur avenir collectif; et ce,malgré leur refus par référendum en 2005. Les élites les ont jugé inaptes à décider rationnellement de l’avenir de leurs enfants car ils ne validaient pas ce choix politique.

Ainsi, le principe de société ouverte fondant les 4 libertés de l’U.E. (libre circulation des capitaux, marchandises, services et compétences) a été imposé aux français. Et aujourd’hui, s’y ajoute sans aucun débat public, la libre circulation des données (notamment pour le traitement des données personnelles) afin d’accomplir  la stratégie européenne pour devenir “l’économie de la connaissance la plus compétitive du monde” (Protocole de Lisbonne 2000) par le développement de l’I.A. et du big data.

Se faisant, les nouvelles organisations de travail  imposées par ce régime politique illégitime abolissant l’autorité des Etats et des peuples, sont régies et entièrement dépendantes d’internet, système ouvert cybernétique mondial issu de cette idéologie de la Mondialisation scientiste. Elles constituent donc de nouvelles structures et outils de contrôle mondial par les marchés sans contre pouvoir réel d’Etat dans la continuité de l’évolution délétère du travail (souffrance au travail depuis les années 90 : burn-out, suicides, harcèlement,…). L’informatique et Internet confisquent ainsi toute autorité aux travailleurs grâce aux critères d’auto-contrôle par les résultats (feed-back) et de procédures pré-déterminées et automatisées. La dématérialisation des données, robotisation et l’I.A. engendreront en France la disparition de 3 millions d’emploi d’ici 2025 même si on ne parle dans les médias pour rassurer que des emplois nouveaux qui seraient créés (estimés à 500 000 à peine).

 

    Télécrans dans “1984”  G.Orwell

Les activistes de l’internet libre, la solution?

“L’information veut être libre” et sans maître comme le proclamait la “déclaration d’indépendance du cyberespace” en 1996. Il se voudrait échapper à toute influence du pouvoir et de domination en renforçant notre auto-détermination. Cette idée d’avoir l’accès direct à toutes les informations et services sans intermédiaire  (taxis, déplacements en boutique, journaux, journalistes, agences matrimoniales, lois, impôts et taxes,…) , est séduisante -car flatte la facilité d’accès à l’objet de son propre désir- mais trompeuse. En réalité, notre capacité d’attention et de sélection dans ce déluge d’informations n’est, elle, pas extensible à l’infini, elle est même très limitée.

Ainsi, ces intermédiaires traditionnels de proximité (taxis, commerçants,…) sensés incarner le pouvoir de domination se voient remplacés par de nouveaux pouvoirs opaques et déshumanisés (entrepôts ou plateformes numériques de distribution ou de vente, moteur de recherche,…). Ceux-ci concentrent  nos données (personnelles et publiques) et les filtrent (algorithmes) afin de réaliser le profilage le plus fin possible pour personnaliser le service et même l’achat (Vion-Dury 2016).

 

Autrement dit, les robots, algorithmes, machines apprenantes et calculateurs suppriment l’intervention des humains et supplantent l’autorité humaine et l’autorité des Etats. L’idéologie de ce cyberespace anti-autoritaire revendiqué par l’internet libre découle bien,elle aussi, de l’idéologie des conférences Macy et principes d’Edward Bernays (Démocracity) [4] . Elle prétend nous libérer mais en contrôlant et régulant nos comportements et en exploitant nos pulsions pour canaliser notre instinct social jugé mauvais et dangereux. Elle nous cantonne ainsi à l’éthique du moindre effort où toute rencontre est calculée et anticipée.

Pourtant, à ce jour, ce média (web) est, sans conteste, la seule possibilité d’expression libre possible (comme l’attestent les lanceurs d’alerte Edward Snowden, Julien Assange,…) car un système ouvert, quelque soient les verrous, aura toujours une faille exploitable par les hackers. Cette caractéristique est donc le meilleur garant de l’illusion de  de liberté des opposants qui sont sous contrôle global et constituent en tant que feed-back, une possibilité pour le système cybernétique de se renforcer.

Les géants du net sont ainsi parvenus à s’emparer d’un pouvoir totalitaire (sur chaque individu dans tous les pans de sa vie et et au niveau mondial) même s’ils n’ont aucune autorité ni pouvoir légitimes en nous dupant sur la réelle liberté qu’ils sont sensés procurer. Ces oligarques du net (GAFAM) nous enferment progressivement dans notre zone de confort individualiste en créant une réalité personnalisée façonnée sur mesure pour chacun (profilage) et renforce ainsi chaque jour leur pouvoir d’influence sur les masses.

Bien pire, nos dirigeants s’en remettent désormais aussi à ces géants du net pour gagner les élections (anticiper les désirs pour confectionner un programme plus  personnalisé et “démocratique”) comme le montrent les campagnes d B. Obama et d’E. Macron (start-up LMP dans le staff de campagne) . Le renvoi d’ascenseur pour faire prospérer la net economy indissociable du néolibéralisme véhiculée par l’UE et la Mondialisation est donc inévitable et il exclut de fait tout débat démocratique.

 

Impacts sur la santé publique et les droits de l’Homme

Il faut mettre en lumière également, le coût réel de l’économie numérique sur 4 autres axes essentiels impactant la santé publique et les droits de l’Homme :

  • électro-pollution (4G et 5G) : 180 scientifiques ont demandé un moratoire en 2017 sur le déploiement de la 5G (objets connectés).  L’électrosmog est omniprésent au travail et le sera aussi dès l’école (plan 2018 “école de la confiance“) et dans toutes nos activités domestiques et urbaines (Linky, montres connectées, puçage RFID, smart cities,…);

  • nuisances des écrans sur le cerveau et le corps humain générant la destruction de la rétine, troubles du sommeil, addiction aux écrans (circuits de la dopamine), troubles de l’attention (Desmurget, 2015…;
  • désastre écologique et menaces pour la paix mondiale : internet, l’I.A. et le big data sont un véritable gouffre énergétique. Selon, l’ADEME, chaque heure, en ne prenant en compte que les courriels envoyés à travers le monde (10 milliards), l’équivalent de 4 000 tonnes de pétrole sont consommées…. De plus, le transport et la production des équipements numériques, robotisation et I.A. engendrent des convoitises  sur les terres rares (Pitron, 2018) créant des tensions internationales et catastrophes écologiques majeures.
  • dépossession de nos données personnelles et violation de notre vie privée (droits sur nos données personnelles) par fait accompli : L’ONU dénonce la violation des droit de l’enfant et de ses parents en France par la mise en place du livret scolaire numérique (LSUN et base élève depuis 2009), déploiement en catimini de l’e-administration, de la biométrie, du dossier médical partagé (DPM), Linky et autres compteurs “intelligents”, Compte personnel d’activité (CPA), données livrées par les objets connectés (data), interdiction d’accéder à une info internet sans accepter de livrer ses données personnelles,…

Le principe de “libre circulation des données personnelles” (sic) a été mis en application en France en mai 2018 (règlement européen RGPD article 1). La protection de personnes physiques n’est plus un motif de restriction de circulation des data pour les pays membres et abroge de fait le principe de la CNIL qui imposait d’héberger ces données sur le territoire national.

Autant de préoccupations vitales et essentielles en démocratie qui sont pourtant absentes de nos débats publics et médias de masse. D’autant plus qu’un système ouvert tel qu’internet, quelque soient les verrous et protections posés, il sera toujours la cible de hackers pour pirater les systèmes.

Alors, s’adapter ou résister?

Ces organisations nouvelles contribueront ainsi, comme nous l’avons vu, à renforcer  l’hétéronomie, l’individualisme, l’isolement, la précarité au travail et surtout le chômage de masse. Cette violation des règles d’équilibre et de conservation des personnes au travail et donc de leur intégrité et dignité engendrera la formation d’individus encore plus vulnérables et donc plus manipulables avec leur cohorte de désordres sociaux, psychiques et psychosomatiques.

Aussi, face à l’évidence des inévitables nouvelles organisations de travail et de l’internet -par soucis de lucidité et de responsabilité –  doit émerger une réelle vision éthique et politique par la prise de conscience collective de la nature du projet sous-jacent réifiant l’Homme et assurant son contrôle global par les flux informationnels (média) et ses boucles d’asservissement (algorithmes, instituts de sondages,…). L’enjeu, outre la défense de nos protections sociales et droit du travail, consiste fondamentalement à sortir de la servitude volontaire tissée par la toile allant même jusqu’à l’addiction et redéfinir un projet de société  viable et humaniste durable garantissant le respect de l’intégrité et de la dignité humaine ainsi que de l’équilibre planétaire.

Ce rétablissement passe par la restauration de l’autorité des peuples et donc des nations  à disposer d’eux mêmes (respect du droit international) afin de pouvoir coopérer autour de l’intérêt commun de préservation de notre identité et préservation de notre éco-système planétaire. Ce monde meilleur multipolaire nécessite la restauration de l’autorité des citoyens (démocratie) en sortant des traités de l’Union européenne qui sont illégitimes, l’autorité des professionnels et de la science expurgés de l’idéologie cybernétique pour créer une performance sociale durable.

Valérie Chénard, psychologue sociale et du travail – 23/09/2018

Notes :

[1] Liste des participants des conférents Macy http://www.asc-cybernetics.org/foundations/history/MacyPeople.htm

[2] « Das nezt – voyage en cybernétique » documentaire de Lutz Dammbeck ARTE (2011)

[3] « Les géants du net, ennemis d’Etat » Film documentaire Cash investigation (2015) https://rutube.ru/video/11fa5c12a2ea0d347a81d0e05186e8f1/

[4] « The century of self » d’Adam Curtis Film documentaire BBC (2002) en 4 épisodes

[5] Traité sur le fonctionnement de l’Union Européenne https://fr.wikisource.org/wiki/Trait%C3%A9_sur_le_fonctionnement_de_l%E2%80%99Union_europ%C3%A9enne

[6] “La Mondialisation, ce mouvement pervers narcissique” conférence de V. Chénard https://valerie-chenard-psychologue.fr/la-mondialisation-ce-mouvement-pervers-narcissique/

 

Bibliographie :

Adorno  Théodor  W., « Études sur la personnalité autoritaire (1950) Editions Allia (2017)

Adorno Theodor W, « La théorie sous-jacente à la construction de l’échelle d’évaluation des potentialités fascistes (échelle F) », Tumultes, 2004/2 (n° 23), p. 99-122 https://www.cairn.info/revue-tumultes-2004-2-page-99.htm

Bernays Edward « Propaganda  – comment manipuler l’opinion en démocratie » (1928) Editions Zones français (2007)

Ariane Bilheran « L’autorité – psychologie et psychopathologie » Edition Armand Colin mars 2016

Ariane Bilheran « Psychopathologie de la paranoïa » Edition Armand Colin juillet 2016

Clot Yves, Lhuillier Dominique, Perspectives en clinique du travail. ERES, Poche – Société, 2015

Desmurget Michel, TV lobotomie – la vérité scientifique sur les effets de la télévision – Editions J’ai Lu (2013)

Dupouy Jean-Pierre « Aux origines des sciences cognitives » La Découverte réédition 1999

Enriquez, Eugène (2012), « Le pouvoir entre paranoïa et perversion » p. 119-136, in Clinique du pouvoir, les figures du maître, Villematier : Erès, p.252

Le Bianic Thomas, « Le Conservatoire des Arts et Métiers et la « machine humaine » Naissance et développement des sciences de l’homme au travail au CNAM (1910-1990) », Revue d’Histoire des Sciences Humaines, 2004/2 (no 11), p. 185-214  https://www.cairn.info/revue-histoire-des-sciences-humaines-2004-2-page-185.htm

Le Bianic Thomas, François Vatin « Armand Imbert (1850-1922), la science du travail et la paix sociale » Travail et Emploi n° 111 • Juillet-septembre 2007

PITRON Guillaume, “La sale guerre des terres rares” Les liens qui libèrent (2018)

Racamier Paul-Claude «  Génie des origines » 1992

Rappin Baptiste « Au fondement du management – théologie de l’organisation» Ed. Ovadia (2014)

Popper Karl «  La Société ouverte et ses ennemis » 1945

Sadin Eric, La silicolonisation du monde – l’irrésistible expansion du libéralisme numérique. L’échappée 2016

Vion-Dury Philippe, La nouvelle servitude volontaire – enquête sur le projet politique de la Silicon Valley. Editions FYP 2016

Wiener Norbert « God & Golem, Inc.: A Comment on Certain Points Where Cybernetics Impinges on Religion» 1964

 

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